L’Amour au Bureau

Beautiful Bastard, une histoire d’amour et de sexe qui se déroule dans l’univers du travail. Un scénario auquel devrait s’identifier de très nombreux lecteurs si l’on en croit les études les plus récentes concernant l’amour au bureau.

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Des sondages révèlent l’ampleur du phénomène. Plus le monde de l’entreprise se durcit, plus les mœurs s’adoucissent. Ajoutez un soupçon de goût du risque, le plaisir de l’interdit, d’évidentes affinités… L’adage populaire est clair : No sex in job. Et pourtant….

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Une pause-café par-là, un afterwork par-ci et on a vite fait de tomber sous le charme de son collègue de bureau. Un coup de cœur qui n’aurait rien d’exceptionnel si l’on en croit les études les plus récentes.

31 % des salariés français ont vécu une relation amoureuse ou sexuelle au travail

C’est ce que révèle un sondage Opinion Way réalisé pour les Éditions Tissot. L’étude prend en compte la relation qui se serait nouée à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise et donc plus généralement dans un contexte de travail (clients, fournisseurs, prestataires etc…). La proportion d’hommes et de femmes qui indiquent avoir déjà eu une relation sentimentale, amoureuse ou sexuelle sur leur lieu de travail est la même.

50 % des salariés reconnaissent que le travail est un espace pouvant favoriser les rencontres amoureuses. 

Il faut dire que le monde de l’entreprise est un lieu idéal pour rencontrer quelqu’un car les collègues ont forcément des points communs, ne serait-ce que les diplômes et certains centres d’intérêt. On y joue un rôle. Chacun y fait attention à soi, se montre sous son meilleur jour. « Le pyjama et les cheveux sales sont réservés à la maison », sourit Loïck Roche, psychologue auteur de Cupidon au travail. Dès l’entretien d’embauche, on se trouve dans un rapport de séduction. Et si l’on nous répète qu’amour et travail ne font pas bon ménage, tout nous invite pourtant à mélanger vies privée et professionnelle. Pauses-déjeuners, réunions tard le soir, dîners de travail, soirées, pots d’anniveraires, séminaires… Difficile parfois, d’établir une frontière. Alain Samson, auteur du livre Sexe et flirt au bureau, affirme quant à lui que « le milieu du travail est tout simplement aphrodisiaque« .

Une allégation que confirme un sondage realise pour le site Monster qui démontrait que :

50 % des salariés français fantasment régulièrement sur un de leurs collègues

Des chiffres qui n’étonnent pas vraiment Loïck Roche : « La sexualité est partout, pourquoi s’arrêterait-elle aux portes de l’entreprise ? »

En Europe, près de 30 % des couples se sont rencontrés au travail (Sondage Monster)

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D’après l’étude menée par Monster, ces dernières années ont enregistré une nette augmentation des relations intimes au travail. Pour Loïck Roche, la société actuelle et les nouvelles règles qui régissent le monde du travail expliquent ce phénomène: « L’entreprise est devenue un milieu hostile, parfois violent émotionnellement parlant. On y sacrifie beaucoup de son temps, on y essuie des échecs, on peut y subir toute forme de harcèlement moral. En ayant une relation intime suivie sur place, l’individu cherche du réconfort, regonfle son ego, adoucit cette violence. En bref, il récrée du vivant dans un milieu qui peut être mortifère. On ne se sent jamais plus vivant qu’en faisant l’amour, non ? » interroge le psychologue.

Bien évidemment, d’autres facteurs participent à cette augmentation massive de cas. Les nouveaux  outils de communication facilitent grandement le passage à l’acte : les “sextos” échangés en réunion et les e-mails un brin coquins accélèrent le processus : on se permet des fantaisies de langage que l’on n’oserait absolument pas de vive voix. Ajoutez à cela un séminaire par-ci et une after-work party par-là, et passer à l’acte devient un jeu d’enfant.

En outre, entretenir une relation sexuelle au travail a longtemps fait partie des fantasmes les plus fréquents: le secret et la sensation de transgresser les règles, s’amuser avec les jeux de pouvoir et de séduction favoriserait les attirances et les aventures.

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Derrière les portes d’une salle de réunion vide, dans un couloir peu emprunté, ou encore dans un ascenseur entre deux étages, dans le local des fournitures, les entreprises regorgent de cachettes où s’échanger des gestes tendres mais lorsqu’il s’agit de passer aux choses sérieuses, quels sont les lieux qui font fantasmer les français.

Un tiers des salariés français (34 %)  se verrait bien faire l’amour dans la salle de réunion de leur entreprise. 

Selon le même sondage realisé par le site Monster, le bureau du patron, avec son canapé en cuir, remporte lui aussi un certain succès (29%). Viennent ensuite l’ascenceur (21%) et le parking, plus discret sans doute (16%).

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Y couperons-nous ? Sommes-nous tous prédestinés à flirter, un jour ou l’autre, au travail ? « Oui, oui, oui et encore oui! », s’exclame le sociologue Loïck Roche. Selon lui, le climat qui règne dans les entreprises nous y pousse, et le bureau se révèle un « vivier merveilleux en retrait de notre vie privée ».

Et même une vraie règle mathématique si l’on en croit le sociologue Loïck Roche qui, en croisant les données d’études sexo-professionnelles, est arrivé à la conclusion que chaque individu évoluant dans une organisation de plus de 200 salariés avait, en moyenne, une relation sexuelle intra-entreprise tous les sept ans. Ce qu’il nomme joliment la « loi de Cupidon ».

Conclusion : nous plongerons. Reste à savoir avec qui…

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Pour le sociologue Loïck Roche, « vos potentialités de séduction augmentent lorsque vous êtes manager,  responsable des ressources humaines, dirigeant, formateur, consultant… C’est la théorie du ‘je réussis donc je séduis' ».

 Selon lui, « ces différences d’attractivité expliquent que 40 % des personnes regroupent 80 % des relations sexuelles au travail« .

Ainsi, plus on est haut placé dans la hiérarchie symbolique de l’entreprise, plus nos chances de séduire sont grandes. Soit le libéralisme amoureux appliqué à l’open space.

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Selon un sondage realisé par FemmesPlus sur le sujet, dans la majorité des cas, l’initiative d’une liaison au travail a été prise par consentement mutuel.

Les hommes sont ensuite les plus actifs en matière de séduction.

Dans 13 % seulement des cas, ce sont les femmes qui ont pris l’initiative de la relation.

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Toujours selon le même sondage Femme Plus , le déclencheur d’une relation au travail est l’amour (33 %) avant le sexe  (23 % ).

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On le sait, afin de ne pas leur faire perdre leur influx nerveux, les entraineurs  sportifs interdisent à leurs poulains toute relation sexuelle la veille d’une compétition. En est-il de même pour l’executive woman  ou le manager ambitieux ?  En d’autres mots, s’envoyer en l’air avant une présentation Powerpoint nuirait-il gravement à notre productivité ?
Au contraire, d’après Alain Samson, pour qui ces relations sont le meilleur moyen de booster notre dévouement à l’entreprise : « Lors de la phase de séduction, le salarié va inconsciemment augmenter sa productivité grâce à son souhait d’apparaître sous son meilleur jour aux yeux de sa flamme secrète en se montrant plus professionnel, bien habillé, etc. », analyse l’auteur de Sexe et flirt au bureau. La proximité avec l’être aimé ou convoité apporte aussi sa part de bonheur et modifie la relation au travail.

Mieux  : une fois la relation consommée, on observe une plus grande fidélité du salarié envers son entreprise qui ne souhaite pas s’éloigner du partenaire.

En outre, une vie amoureuse riche est un moteur de performance professionnelle. Si l’on en croit un sondage realisé pour Monster,

55% des salariés interrogés considèrent que leur efficacité au travail est meilleure lorsqu’ils sont amoureux.

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Le meme sondage révèle que 40 % des amoureuses au bureau déclarent n’en conserver « que du bonheur », 30 % le souvenir d’une belle aventure sexuelle et 29 % une sensation d’excitation, le goût du risque.

Laissons le mot de la fin à celles qui n’ont jamais connu de “corporate romance” : une femme sur trois est persuadée que cela pourrait lui arriver un jour ou l’autre.

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Le sujet de l’amour au travail déchaîne les passions. Le cinéma s’en empare régulièrement, preuve s’il en est qu’il s’agit d’un sujet « croustillant ».
Souvenez-vous… Il y a eu la folie meurtrière de Tom Sanders (Michael Douglas) et Meredith Johnson (Demi Moore) dans  »Harcèlement », les péripéties domestico-professionnelles de Lynette (Felicity Huffman) et de son Tom de mari (Doug Savant) dans  »Desperate Housewifes » ou encore les aventures désopilantes et tendres de Bridget (Renée Zellweger) et Daniel Cleaver alias Hugh Grant dans  »Bridget Jones »…

Rien d’étonnant à ce que Beautiful Bastard fasse déjà l’objet d’une adaptation cinématographique.

Une réflexion sur “L’Amour au Bureau

  1. Pingback: Amour au bureau | Beautiful Bastard

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